Présentation


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Je m’appelle Johan Fiedos. Étant enfant je me disais : le dernier métier que je ferai c’est agriculteur. J’y voyais l’isolement et l’ennui jusqu’au jour où j’ai lu un petit livre de Pierre Rabhi « Le chant de la Terre ». J’apprenais que Paysan signifie : « gardien de son pays » celui qui nourrit et préserve la vie. À l’intérieur se trouvait tout ce que je cherchais : un métier qui rend service à la terre et à l’humanité. Tout en nourrissant sa famille, le travail de la terre devient un apprentissage de la Nature. On découvre comment maintenir l’équilibre de notre environnement pour offrir un avenir à nos enfants. D’un coup cela devenait moderne.

Originaire des Hautes Pyrénées, j’ai suivi une formation agricole pour adulte et découvert la traction animale. Une fois le diplôme acquis, de nouveau je suivis une formation avec l’association PROMMATA qui développe des outils moderne en traction animale et forme à leur utilisation avec des ânes ou des chevaux. Cet apprentissage, je l’ai partagé avec ma mère qui venait de commencer une activité maraîchère. Ainsi je me suis exercé deux ans avec des ânes à la traction animale.

Puis, lors d’un voyage dans l’Aude ma route croisa celle de l’association Soleil Enfance Mission. Tous les membres de l’association sont d’horizons différents mais animés par la même volonté : donner vie à un projet d’agriculture biologique. Je m’engageais dans l’association S.E.M. qui mène par ailleurs des actions régulières auprès d’enfants : récolte de jouets à Noël pour les familles défavorisées, rencontres avec les personnes âgées, sensibilisation à la Nature…

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En février 2010, trois des bénévoles de S.E.M. firent l’acquisition d’une terre à FA (11260). Étant officiellement agriculteur, j’emménageais à Espéraza et louais les terres pour y développer le maraîchage. SEM la Graine naissait ainsi qu’une charte et un bail emphytéotique afin de pérenniser les actions menées sur ce terrain. Notre but est de respecter une déontologie écologique, environnementale, humaine et sociale pouvant servir les générations futures.

Il a fallut beaucoup d’huile de coude pour aménager les surfaces (débroussaillage, élagage, broyage des branches afin de fabriquer du BRF) en terres cultivables. En mai commença le travail de la terre en tracteur, pour décompacter un sol non cultivé depuis plus de vingt ans. Les premières buttes de légumes furent montées au motoculteur, pendant ce temps, nous posâmes les clôtures autour des parcelles cultivées afin de les protéger des animaux « voyageurs ». Enfin, après ce travail de force, les premiers légumes pouvaient être plantés. Je découvris dans les mois qui suivirent les premiers marchés et ventes à la ferme. C’était le début d’une grande aventure.

Nous remercions tous ceux qui nous ont aidé et nous aident dans ce projet.

Au plaisir de vous voir.